Elaboration du poignet

Elaboration du poignet
Pour tes poignets vastes comme des cathédrales, elle s'est dressée, et ses voiles bleus ont la couleur de tes veines. Elle a la beauté blanche de l'albâtre, sa géométrie en symétries froides offre le visage impénétrable des psaumes ; sous ses drapés, le néant. Figure pâle sibylline réalisée dans le voyage, elle saisit tes lignes et sa graphie a le pourtour de ton corps. Elle marche autour de toi, elle arpente ton étrange épaisseur, toi l'immense page pour l'empreinte.



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# Posté le mardi 11 août 2009 14:23

Modifié le mardi 11 août 2009 15:05

Mécanique du coeur

Mécanique du coeur
Elle touchera ta bouche, lieu commun pour qui ne cherche que la surface, ta bouche sans critères, sans serpents ; elle touchera ta bouche portes immenses béantes sur l'insondable, ta bouche ourlet de l'absolu _ et tes lèvres au bord de l'eau noire auront la profondeur des vertiges.

Que reste-il des corps qui avaient autrefois ramifié sa main ? Vécus et gonflés à ses orages, ils demeurent distorsions latentes du désir.


Elle prend chair dans les soupirs saturés. C½ur froid qui n'aime qu'à travers l'épaisseur des mots,
elle lèvera sur ta bouche nefs et pinacles.
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# Posté le mardi 11 août 2009 13:28

L'Asie danse sur ton ventre

L'Asie danse sur ton ventre

Les étreintes barbares se drapent de soie
soie or pourpre aux sonorités gutturales et ondulantes.
Des hommes ont crié.

pour tes mains, j'offre l'Asie et ses saveurs douces denses - sueur sourde sans perspective.
Infernale cadence gelée, l'ambre aux inflexions d'éternité
entre ses bras fauve, le matin n'existe pas.
L'Asie danse sur ton ventre. Rêve d'Orient, fontaine vermeille. Son image multipliée, empire de folie dilatée, noie
miel et nuée noie tous les yeux d'homme, et le reste aussi.

Ivresse sombre, ivresse pourpre de l'Asie close. Un nu à la pourpre




ébauche et étrangement étranger

# Posté le dimanche 14 juin 2009 13:22

Modifié le lundi 15 juin 2009 12:48

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# Posté le samedi 06 juin 2009 20:37

" Soleil cou coupé " Apollinaire

" Soleil cou coupé " Apollinaire
L'orange jouit ses sucs de lent ravage.

Aimé, penche-toi à la lisière du corps échoué, vestige du jour refuge de la nuit ; n'aspire qu'à ma bouche nue scellée sur tes regards, ma bouche phare de la fin. Derrière moi, un ciel à la fenêtre apocalyptique, nuages brouillés insondables en équilibre sur le seuil.

Tu ne peux déjà plus détourner ton oreille du silence où jusqu'à la naissance du cri se creuse l'attente, écart vertigineux de l'espace bientôt brisé.

# Posté le jeudi 16 avril 2009 15:03

Modifié le mercredi 26 août 2009 13:35